Anthony enseignant en APA
« Je n’ai jamais été bon en sport quand j’étais jeune… et aujourd’hui, j’accompagne le mouvement dans et pour la santé, pour le plaisir d’utiliser son corps. »
Qui suis-je ?
Anthony Alussi, enseignant en Activité Physique Adaptée, titulaire d’une licence et d’une maîtrise APA. J’exerce depuis 2014 et j’ai rejoint Acti’forme en 2016.
Mon arrivée dans l’APA est le fruit d’un petit vagabondage universitaire. Élève moyen au lycée, avec une aisance en sciences de la vie et de la Terre, je suis venu à Grenoble pour étudier les SVT. J’ai ensuite rejoint une L1 STAPS « passerelle santé », où j’ai découvert l’APA. J’ai donc recommencé une L1, avec des cours de L2 APA qui ont confirmé mon projet, puis j’ai enchaîné licence et maîtrise avant d’entrer dans la vie active. À la sortie, pas de projet fixe : j’ai découvert le terrain à travers de multiples remplacements. Puis j’ai rencontré Acti’forme. Comme à l’université, j’ai tout de suite adhéré au projet. Et voilà dix ans d’accompagnement, de soutien, de projets et d’émotions.
Ce qui m’anime dans mon métier
Ce qui me plaît le plus dans mon métier, c’est de voir les gens reprendre confiance et retrouver du plaisir quand ils bougent. Ce qui me motive à me lever le matin, c’est de savoir que chacune de mes journées est différente : je rencontre des gens, je rencontre des vies.
Je cherche à transmettre ce que je vois en chaque être humain : un potentiel, la possibilité de toujours faire quelque chose. Notre métier le permet particulièrement : le mouvement, même pour les personnes les plus en difficulté, ouvre des possibles. J’aime leur montrer ce que je vois et ce que je sens possible. Cela leur permet parfois de prendre de la distance avec ce qu’ils ne peuvent plus faire, et de se projeter à nouveau vers l’avenir.
J’ai beaucoup de mal à ressentir et à vivre ma propre fierté… mais je suis souvent très fier de ce que les autres arrivent à réaliser.
Ce qui me touche le plus, c’est quand les gens viennent me dire : « J’ai réussi ici, j’ai réussi ça. » Alors qu’ils ne s’en sentaient plus capables, ils y sont arrivés. Ce sont souvent de petites choses du quotidien qui reviennent, et c’est ce qui me touche le plus : avoir eu un impact positif dans leur vie.
Aider les gens, par le mouvement et par des activités physiques, voire sportives, à se sentir mieux dans leur corps. Accepter ce corps tel qu’il est aujourd’hui, et l’aider à progresser dans le plaisir.
J’accompagnais une « toute jeune » dame qui ne se sentait plus capable de faire beaucoup de choses chez elle. Un jour, j’ai apporté en séance un sac bulgare de 8 kg. Il lui paraissait impossible à soulever, et pourtant nous avons réussi à réaliser plusieurs mouvements avec. Nous l’avons même baptisé Chilpéric ! Ce poids correspondait à celui de ses arrière-petits-enfants à ce moment-là. Quel plaisir, pour cette jeune dame de 96 ans, de se dire que si besoin, elle pourrait encore les porter dans ses bras.
La confiance. J’aime me dire que même les plus petits pas nous font avancer : il suffit de prendre le temps de les mettre bout à bout pour gravir la montagne.
Je n’ai pas d’activité fétiche, car j’aime partir des envies des pratiquants. Mais il y a un mouvement que je propose dans presque toutes mes séances, en échauffement ou en travail plus spécifique : le transfert de poids latéral, d’un pied sur l’autre, ou d’un appui assis sur l’autre. Il sollicite de nombreux systèmes du corps et travaille l’équilibre, essentiel à tout âge et quelle que soit sa situation. Je le trouve aussi très agréable à pratiquer moi-même : on a l’impression de se bercer, c’est très apaisant.
Je n’ai pas de passion sportive particulière. J’ai aimé pratiquer de nombreux sports : aïkido, volley-ball, roller, roller hockey, et hors club la marche, la randonnée, le badminton, le foot, la danse…
J’aime la musique : j’ai pratiqué un instrument pendant une dizaine d’années et mes goûts sont très éclectiques. J’adore découvrir, et je suis ouvert aux arts en général. Je pratique la photographie en amateur, pour moi. Le seul art avec lequel j’ai plus de mal, c’est la lecture, sûrement à cause de ma dyslexie et de ma dysorthographie. Même si j’adore qu’on me raconte des histoires !
Si je devais résumer ma vision de mon métier…
« Je parlerais de curiosité et de plaisir : la curiosité de se découvrir ou de se redécouvrir, et le plaisir d’agir. »